Monday, January 15, 2007

Lamentation nocturne

J'imagine sa piaule comme celle d'un ado qui refuse obstinément de grandir. Qui a quinze ans depuis vingt ans, qui ne fume plus en cachette, d'ailleurs tout est tellement enfumé qu'il ne voit plus rien. Du jazz a fond et bien fort pour se combler les oreilles. Un peu d'alcool et du café pour finir. Un café-calva pour se réveiller. Et puis du bordel, oui, pleins, partout jusque dans ses rêves ou ses envies. A tel point qu'il en oublie de se raser. De toute façons c'est la nuit et personne ne voit rien. Alors, parfois, il m'accompagne quand je ne sais plus ou allé. Que j'ai peur du noir et que j'ai besoin de me dire que je suis vivant. Alors entre les clopes et les papelars, il s'arrete et me parle. Même s'il pique quand on l'embrasse, même s'il a l'esprit tordu, même s'il est toujours largué, même s'il est toujours dans le placard, même si les piles de son sexe à pile (lire sex-appeal, oui madame c'est un jeu de mots) sont nazes depuis des mois (ok des siècles), même si un petit gouffre à clopes, même s'il préfere me voir dormir dehors plutot que de me présenter à se mère. En gros c'est un vaurien, mais je l'aime bien...entre nous soit dit...

4 comments:

LateLament said...

Je suis comblé :p
Merci pour ce bel article

Late Lament said...

Je t'aime bien aussi M'sieur-Dame, au singulier parce que tu es pluriel(le)

Anonymous said...

Miaou c'est joli ça ...

Tsitera

Romain said...

Ca a l'air sympa chez lui