Wednesday, November 14, 2007

Tuesday, November 13, 2007

Last Night

Les nuits s'écrasent comme des cigarettes
Sur mes joues
Je te laisse partir
Pour des symphonies
Que je n'aurais su écrire

Peut-être m'aurait-il fallut un dernier soupir
Les lits destructeurs
Mes insomnies me seront fatals
J'attends des mots
Des caresses
Griffure sur ma peau
Je me suis écraser une cigarette sur le poignet
Si j'ai mal c'est que je suis en vie
Alors tu n'auras pas tout emporté

Il faut que j'écrive le Garçon Pâle
Un dernier Piano à queue
Dans un salon de marbre
Maison Normande
C'est une larme que j'écrase de mes doigts

Il me semble
Que je me détruis de moi
C'est Elephant tout les soirs dans mon lit
Il y avait une seringue dans mes draps
Je ne sais plus quoi faire

Wednesday, November 07, 2007

Peut-être

Peut-être suis-je un peu trop seul ou bien fou

Je ne sais pas vraiment
Il est 6h20 et je viens de voir l'heure
J'ai encore passé une nuit à écrire
Sans répit ni repos
J'ai encore passé une nuit à couché mes angoisses
Encore une nuit à essayer d'oublier mes démons
Jeudi, reprise des cours
Dans quel état serais-je ?
Alors que les vacances furent pires que prévus ?
Alors que les drogues furent plus dures
Les nuits plus longues, plus noires
Les malaises plus profond
J'ai encore perdu quelqu'un et j'ai encore cédé à la facilité de la drogue
Les dealeurs ne sont pas des enfants de coeurs
Je ne sais que faire
Mais comment voulez vous faire autrement ?
On nous force à nous droguer.
Rien que pour regardr la télé, je ne sais pas comment vous faites à jeun.
J'écris pour ne pas m'ouvrir les veines
J'écris comme un unique échappatoire
J'écris pour ne pas penser à mon sang qui pourri de l'intérieur
Dans quelques jours, je ne suis pas sûr de tenir sur mes pieds
Mon corps me torture
Mes mains tremblent
J'ai la tête ailleurs
Mes jambes refusent de me tenir
Je vais me coucher et je ne vais pas dormir
Encore moins rêver
Je suis en sueur et je sais déjà que d'ici une heure je serais en route pour
La Courneuve pour chercher Magic
Je ne sais même plus où j'ai dormi hier
Je vais partir ailleurs un jour où l'autre,
Sarah aura ma peau si cela continue
Et je finirais en descente de lit.
Je m'excuse par avance de mes errances.

Tuesday, November 06, 2007

Garçon Noir

Noir et seul dans une chambre de Paris
Vous vous ennuyez
Mais vous avez tant de choses à dire
Et pourtant les mots viennent sur du papier que personne ne lira
Un jour, les Moires vous jugerons et vous serez alors convaincu d'avoir vécu

Des mots sont griffonnés un peu partout
Pour dire "que j'écris" vous serez prêt à tout ?
Voici les règles du jeu :
Etes à moi comme jamais vous ne le fûtes
Et vous pourrez ainsi savourez la mort des Cieux Ephémères
Certes, il faudrait pour cela que vous soyez libre de m'être soumis
Du regard au tremblement de vos lèvres
Je murmurerais alors
"Ma Peau
De velours et de haine
Ma Peau
Chapelet que l'on égrène"

J'écrirais sur des murs pour palliez le silence des nuits obsènes
Que nous fûmes triste en d'autres temps
Soyez résonnable pour moi qui ne le sera jamais
Tremblez à ma venue

Fils d'Héra ne vous étonnez point de mes envolées tragiques
Sans doute dû au côté héllènique de mon âme (ou ce qu'il en reste)

Vous êtes Belles et Putes
Diablesse de minuit
Hantez vous vous même
Que l'on rigole un peu dans ses nuits d'étranges douleurs
Immortel je le serais Ad vitam eternam
Alors crains moi si cela t'amuse mais jamais je ne pleurerais
Je t'ai entendu de souffrance
Que je serais beau quand j'aurais connu le trépas

Cassons tout
Assiettes, couverts, murs et souvenirs
Hurlons nos haines commumes sur des gachettes nocturnes
Je vous ferais drogue
Faites moi l'alcool de vos entrailles

J'ai faim

Eterna

Je crois que je suis tout seul
A attendre des démons
Des rêves
Des nuits

Je m'apelle Eterna
Fille de Radamanthe

Et je ne suis plus rien
Je me brûle les poignets

Fille des cieux infernaux
Je reste toujours la même

Je m'apelle Eterna
Fils d' Aphrodite

Aux regards lubriques
Sur des chutes de reins

Le corps sans poils d'un petit oiseau

Je m'apelle Eterna
Fils de Salmacis

La peau grélé de cauchemars
La bouche entre deux eaux
Je me rase la tête dans les profons des villes
Et je patiente lentement

J'attends devant les lycées pour les voirs sortir
Je suis les garçons dans les rues
Je leur fait peur
Je leur fait la peur

Je m'apelle Eterna
Fille de Sodome

Aux doigts déchirés
Aux poignets en miettes

Je m'apelle Eterna
et je suis morte

Thursday, November 01, 2007

Sur Mon Cou

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus lègère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

Pardonnez-moi mon Dieu parce que j’ai péché !
Les larmes de ma voix, ma fièvre, ma souffrance,
Le mal de m’envoler du beau pays de France,
N’est-ce pas assez, mon Seigneur, pour aller me coucher.

Trébuchant d’espérance
Dans vos bras embaumés, dans vos châteaux de neige !
Seigneur des lieux obscurs, je sais encore prier.
C’est moi, mon père, un jour, qui me suis écrié :
Gloire au plus haut du ciel au Dieu qui me protège,
Hermès au tendre pied !

Je demande à la mort la paix, les longs sommeils,
Le chant des séraphins, leurs parfums, leurs guirlandes,
Les angelots de laine en chaudes houppelandes,
Et j’espère des nuits sans lunes ni soleils
Sur d’immobiles landes.

Ce n’est pas ce matin que l’on me guillotine.
Je peux dormir tranquille. À l’étage au-dessus
Mon mignon paresseux, ma perle, mon Jésus
S’éveille. Il va cogner de sa dure bottine
À mon crâne tondu.



[Jean Genet]